BUJUMAN
En wolof, buju signifie plonger dans la dèche. Bujuman, c'est d'abord pour chaque artiste danseur un moment de détente absolu lorsqu'il interprète ses propres émotions, car en chacun de nous sommeille un bujuman. En outre, l'observation de cette catégorie sociale à la fois si proche et si rejetée a transformé chaque soupir en geste, et chaque palpitation en en message : le geste du bujuman transmet une force plastique. Enfin, si l'art est un combat perpétuel par lequel l'homme essaie de repousser les limites que la nature impose, cette création marque un désir de noyer la symphonie des malheurs d'hommes infra-humains dans la chorégraphie des combats nécessaires.
"Bujuman, je dis bien clochard parfois, marginalisé au milieu des ordures humaines dont je répugne à partager le repas et la chambre. La société, cette grosse arnaque, cette hypocrisie éternelle qui travestit les destinées vit de ma sévère faim, rit de moi mais vit de ma honte, de la honte de l'homme en l'homme. Je dépose le cloaque là où repose ma révolte. Je dis la galère de ceux qui embarquent vers le lointain pays de l'égal bien-être. Je suis en chacun de vous, je plonge dans la nuit de chaque sérénité. Je suis bujuman, une nuit sans étoile mais pleine lune, de lune pleine d'illusions. Je vis mon hibernation en chaque homme au milieu de la grande farce sociale, de la grande comédie me dit mon corps humain." Massamba GUEYE

DINA BAAX
En 1997, "Demain la vie" ("Dina baax" en wolof) mettait en scène la vie d'un homme qui croit en son avenir quelles que soient les vicissitudes de l'existence.
QUI SUIS-JE?
La première pièce de la compagnie, "Qui suis-je?", créée en 1995, posait les grandes questions de l'identité et du destin de chaque être humain.